En collaboration avec le Centre culturel hispanique à l’occasion du festival flamenco La Movida, Lux Scène Nationale de Valence et la Fol26 pour Danse au fil d’avril.
Flamenca, Stéphanie Fuster s’empare de Gradiva, statue de femme marchant vers l’avant. Elle détricote les filets enfermant le féminin dans une image et son opposé : celle qui séduit et celle qui ne fait que marcher.
Pour Stéphanie Fuster, Gradiva est une amie, un souffle, un principe. La chorégraphe, danseuse de flamenco, met ses pas dans ceux de son personnage pour traverser sur scène les arcanes du féminin, entre incandescence et fascination de la flamenca d’un côté et désir de s’emparer de sa propre histoire de l’autre. Dans une tenue de matador, des micros amplifiant les claquements de ses chaussures, Stéphanie Fuster, en collaboration avec la metteuse en scène Fanny de Chaillé, démystifie les fantasmes qui collent à la peau du flamenco et déclare, en même temps, son amour à cet art du sublime.